
Pour une deuxième semaine d'affilée, Mathieu Giroux et ses coéquipiers canadiens sont montés sur le podium à l'épreuve de poursuite par équipe, dimanche, à la Coupe du monde de patinage de vitesse sur longue piste de Salt Lake City. Giroux (Pointe-aux-Trembles), Steven Elm (Red Deer, AB) et Lucas Makowsky (Regina, SK) se sont mérités le bronze.
Le Canada a obtenu une récolte fructueuse à cette dernière journée de compétition avant la tenue des sélections olympiques. L'Ontarienne Christine Nesbitt, en plus d'avoir dominé le 1000m, a ravi la médaille d'argent en compagnie de Kristina Groves et Cindy Klassen à la poursuite féminine pour porter à trois le nombre de médailles amassées par les représentants du pays.
Giroux, Elm et Makowsky ont enregistré le troisième meilleur temps des 13 formations en compétition, stoppant le chronomètre à 3 min 40,34 s. Les Norvégiens ont enlevé l'or grâce à un temps de 3 min 39,55 s tandis que les Italiens suivent au deuxième rang en 3 min 39,72 s.
« Il nous manquait notre super star, Denny Morrison , qui n'avait pas eu une bonne performance au 1000m, n'a pas patiné. À la dernière minute, nous avons changé notre meilleur gars contre Steve Elm alors il a fallu changé notre stratégie », a raconté Giroux, médaillé d'argent à la poursuite de la semaine dernière, au sein du trio initial.
Malgré ce changement de dernière minute, Giroux, Elm et Makowsky ont démontré qu'ils pouvaient unir leurs efforts afin d'être compétitifs. « Nous avons quand même eu une bonne course. C'est quand même bien, car nous n'avons pas fait un temps beaucoup plus lent que la semaine dernière et c'est encourageant d'être tout de même montés sur le podium malgré tout, surtout que les Norvégiens et les Italiens avaient leur meilleur atout. Notre équipe est la première de celle à qui il manquait sa super star », a commenté l'ancien patineur en courte piste.
Plus personnellement, le Québécois ne pouvait pas mieux se sentir sur la glace. « Ça fait deux poursuites où j'ai vraiment de bonnes sensations. C'est une course qui ressemble beaucoup à une course de courte piste et je suis bon pour suivre et pour économiser mon énergie. J'aime vraiment ça la poursuite! »
Un peu de fatigue...
Évoluant dans le groupe B, Justine L'Heureux, de Saint-Tite, a pris le 28e rang du 1000m. La patineuse québécoise a stoppé le chrono à 1 min 18,40 s. « Ce n'est pas mon meilleur temps, mais ça s'est beaucoup mieux passé que la semaine dernière. J'étais meilleure techniquement et j'ai eu de bonnes sensations, alors je suis contente de ça », a-t-elle indiqué.
La jeune recrue de l'équipe nationale sent que la fatigue commence à se faire sentir, elle qui a trouvé difficile d'enchaîner les fins de semaine de compétitions. « Je vais me reposer un peu afin d'être au sommet de ma forme aux sélections olympiques (à la fin décembre) », a ajouté la patineuse de 20 ans.
Spécialiste des épreuves de 1000 m, 1500 m et 3000 m, elle sait pertinemment qu'il sera difficile de se tailler une place, puisque les meilleures patineuses au monde sur ces distances sont des Canadiennes. « Je vais essayer de faire mes meilleurs temps et on verra ce que ça donnera. Présentement, je m'entraîne dans le même groupe que Clara Hughes, Kristina Groves et Shannon Rempel et c'est génial de pouvoir les côtoyer. Même si c'est difficile de se classer (au sein de l'équipe olympique), j'aime mieux être dans cette situation et ne pas aller aux Jeux, car je peux prendre beaucoup d'expérience. J'ai une fierté de faire partie de cette équipe. »
Disqualifié, mais très encouragé
Aussi dans le groupe B, François-Olivier Roberge a été disqualifié au terme de son 1000 m. « C'était très serré avec l'autre patineur (le Polonais Maciej Ustynowicz) et au moment du dernier dépassement, il était dans le corridor extérieur et la personne à l'extérieur a priorité. Je savais que je faisais une super bonne course, alors il n'était pas question que je me relève pour freiner,. J'ai essayé de passer devant, sauf que c'était un peu trop serré », a avoué le patineur de Saint-Nicolas.
Son temps de 1 min 08,60 est un record personnel ce qui réjouit évidemment le principal intéressé, malgré la disqualification. « Mon meilleur temps datait de quatre ans et je dirais que ça fait une bonne année que je n'avais pas été satisfait comme ça d'une course en Coupe du monde. C'était ma dernière course avant les essais olympiques et je viens de prouver que je fais partie des prétendants pour me classer. Les gars devant moi vont peut-être commencer à me regarder. Ça me place dans la position d'un underdog crédible », a affirmé Roberge qui tentera de se qualifier aux JO sur 500 m, 1000 m et 1500 m.
Les Sélections olympiques canadiennes auront lieu à Calgary, à compter du 27 décembre.