SkipNavigation
sports_as_news
;section=news;sport=as;area=sports;pos=1;tile=1;sz=728x90
logo
Mes raccourcis
Geneviève Simard
Jacques Boissinot/La Presse Canadienne

Le genou… et la tête de Geneviève

Sportcom
Publié jeudi 22 octobre 2009 17.25 ET

À voir aussi

MONTRÉAL -- L'an dernier, Geneviève Simard n'a enregistré qu'un seul top-15 durant toute sa saison de Coupe du monde. Son meilleur résultat, une 14e place, est survenu à sa dernière course de l'année. Simard savait que son retour sur les pistes après une délicate opération au genou serait difficile, mais à ce point? Sûrement pas.

Et l'été de la skieuse de Val-Morin n'a pas été meilleur que sa saison. « Ç'a été rock n'roll », résume l'athlète qui a subi une ostéotomie en 2007, une opération où on scie carrément les os pour prévenir une plus grande détérioration du genou.

Entre des traitements en chambre hyperbare à Toronto pour faciliter la guérison d'une cicatrice et l'entraînement, Geneviève Simard n'a pas eu droit aux loisirs qu'elle s'accorde en saison estivale. Même pas de golf, à peine un neuf trous!

À ce régime, elle croyait toutefois être fin prête pour le camp d'entraînement de l'équipe nationale en Nouvelle-Zélande au mois d'août. En fait, elle l'était. « Mais comme nous étions longtemps en Nouvelle-Zélande, par mesure préventive, j'ai décidé de recevoir une injection pour lubrifier mon genou. » Elle a alors une très mauvaise réaction. « Au réveil, j'avais le genou de la grosseur d'un pamplemousse. »

Huit jours après l'injection, la douleur persiste, seulement à marcher. Pourtant, elle essaie de skier. « Sauf que je ne faisais pas confiance à mon genou. » Elle laisse donc derrière ses coéquipières pour rentrer au pays. « Mentalement, c'était trop difficile de voir les filles revenir de l'entraînement. » Trop difficile de constater que ses coéquipières mettaient du millage sous leurs skis alors qu'elle-même ne pouvait en mettre sous ses semelles.

« Deux semaines après mon retour, j'avais encore des problèmes avec mon genou. Ça commençait à m'inquiéter. » Une échographie confirmera qu'il y a bien du liquide autour de l'articulation. Mince consolation, le genou ne s'est pas détérioré. « Mon genou est ce qu'il est et j'ai besoin de m'en occuper. Quand je fais trop de ski, j'en paie le prix. »

Déjà octobre

Après un mois d'inactivité, Geneviève Simard se demande bien si elle pourra être prête pour la première course de la saison, le 24 octobre. Pour remettre son corps en état, elle a renoué avec son physiothérapeute Bill Knowles qui l'a épaulé après ses deux interventions au genou (en 1999 et 2007). « Mon quadriceps, avec l'inactivité, s'était atrophié. Il fallait que je retrouve ma forme avant de retourner sur la neige. »

« Ça fait du bien de sentir que je suis redevenue une athlète. Passer un mois à ne rien faire, ça n'allait vraiment pas. Là, j'ai retrouvé mon beat d'athlète. Je suis mieux », confie l'athlète qui aura 29 ans en novembre.

Le travail a payé et maintenant la skieuse est en Autriche avec ses coéquipières de l'équipe nationale. Victime d'un virus intestinal ces derniers jours qui pourrait compromettre sa participation à la première course de la saison, Simard tentait de garder le moral.

Et la tête?

Être prête physiquement est un défi, l'être mentalement en est un autre. « Aujourd'hui, je suis un peu stressée envers la course », confesse Simard après une séance d'entraînement sur neige à Sölden, lieu de la première Coupe du monde de la saison. « J'ai eu quelques bonnes sections et après, ça allait moins bien. Je trouve que je suis un peu rouillée et que mon timing n'est pas idéal. Là, je pense à la course et je me dis : Oh my God! Qu'est-ce que je vais faire? C'est zéro constructif ce que je me dis là... »

Et c'est cette façon de s'imposer de la pression, de voir les pires scénarios, que Simard doit modifier. « Si je deviens stressée et tendue comme l'an passé, c'est certain que ça ne fonctionnera pas », souligne la skieuse qui compte cinq podiums en Coupe du monde, dont une victoire en super-G en janvier 2004.

Pour éviter les approches négatives, Geneviève a collaboré avec une psychologue. Si avant, les choses allaient d'elles-mêmes, maintenant Simard reconnaît avoir besoin d'aide. « On n'a pas à s'inquiéter de mon intensité. Je dois apprendre à contrôler mon stress, mon anxiété. C'est ça qui me paralyse. »

Lorsqu'elle passera sa première porte en course, Geneviève Simard devra tout mettre en place : genou, tête et cœur. Si on peut douter de la mécanique, on ne peut contester l'énergie de l'athlète.

Les Québécoises Marie-Michèle Gagnon (Lac-Etchemin) et Marie-Pier Préfontaine (Saint-Sauveur) seront aussi de l'action samedi. Chez les hommes, Sölden signifie le retour en piste de François Bourque. Le Gaspésien volant n'avait justement couru qu'à Sölden l'an passé puisqu'il s'était déchiré le ligament croisé antérieur du genou gauche avant l'épreuve de Lake Louise. Jean-Philippe Roy (Gatineau) et Jeffrey Frish (Mont-Tremblant) seront les autres représentants du Québec à prendre le départ dimanche.

Écrivez un commentaire
sports_as_news
;section=news;sport=as;area=sports;pos=2;tile=2;sz=300x250
sports_as_news
;section=news;sport=as;area=sports;pos=5;tile=5;sz=300x250

Par ordre de chiffres

Special Features