
Nul besoin de le rappeler, mais les Jeux olympiques de 2010 approchent à très grands pas. La pression sera énorme sur tous les athlètes canadiens à Vancouver. Pour Erik Guay, il est au courant des attentes, mais ne s'en laisse pas impressionner.
À quelques jours du début de la nouvelle saison de la Coupe du monde, le skieur originaire de Montréal qui habite maintenant Mont Tremblant a trimé dur durant la saison estivale afin d'être prêt pour l'automne. Cependant, il admet qu'il avait parfois la tête ailleurs cet été puisqu'il est le père d'une jeune fille âgée de seulement neuf mois : Logann.
« Cela a été difficile durant le camp d'entraînement cet été », a confié Guay lors d'une entrevue avec le RDSOlympiques. « Par le passé, cela ne me dérangeait pas d'être sur la route pendant quatre ou cinq semaines consécutives. Maintenant, j'ai envie d'être à la maison plus souvent. »
Malgré cet important changement dans la vie de celui qui a eu 28 ans au mois d'août, sa préparation n'a pas été affectée. À quelques occasions durant l'été, il s'est joint à ses coéquipiers de l'équipe nationale - loin de la maison - avant d'entamer le dernier droit avant le début des prochains Jeux d'hiver. Notamment lors de deux camps d'entraînement, un en Nouvelle-Zélande et l'autre au Chili.
« Je me suis bien préparé au cours des derniers mois, subissant quelques petites blessures mineures en cours de route », explique Guay. « Mon constant désir de me dépasser m'a souvent joué des tours. Lorsqu'il aurait été préférable que je me repose, j'ai toujours continué de m'entraîner. Je suis conscient que je pousse mes limites au maximum, mais c'est nécessaire en cette année olympique. »
Est/Ouest
Contrairement à presque tous les autres membres de l'équipe canadienne de ski alpin qui vivent et s'entraînent sur la Côte ouest du pays, il demeure au Québec au cours de sa préparation. La mentalité est-elle différente entre l'Est et l'Ouest, connaissant la perception que les skieurs près du Pacifique ont un style de vie un peu plus rythmé.
« Pas du tout », affirme Guay. « Même si je suis à Tremblant et que Manuel Osborne-Paradis passe la majorité de son temps à Whistler, nous nous entendons à merveille. Le fait que nous ayons tous environ le même âge facilite la camaraderie. Nous nous sommes même rassemblés durant l'été à Magog pour participer à un camp de hockey. Cela faisait changement du ski et ce fut une excellente activité de groupe. »
Il paraît que la situation est bien différente dans d'autres pays où l'harmonie n'est pas toujours présente au sein des équipes de ski alpin.
« Du côté des Autrichiens, c'est complètement l'opposé. Les skieurs n'aiment pas se réunir ensemble, ils sont très compétitifs entre eux », dit-il.
Moins de places pour Vancouver
Au sujet de la compétition entre coéquipiers, Ski alpin Canada a annoncé au courant de l'été que le nombre de skieurs qu'ils pourront envoyer aux prochains Jeux d'hiver a été réduit en raison de changements apportés par la Fédération internationale de ski. Le processus de sélection est déjà entamé et les skieurs devront redoubler d'ardeur s'ils souhaitent être des Olympiques. Guay ne pense pas que cette situation causera des frictions au sein des Canadiens.
« C'est certain que la compétition sera forte, mais ce sera une saine compétition », dit-il. « Pour ma part, j'essaie de pas trop y penser à l'approche des séances de qualifications. Je tente seulement de progresser et si je fais mon travail comme j'en suis capable, je pourrai me qualifier sans avoir à me battre jusqu'au tout dernier moment. »